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Dimanche 23 décembre 2007

Je suis certainement fou pour avoir fait ce que j'ai fait...

Mon nom est Fisher Stevens, je suis un DeadStalker. Un enquêteur d'un genre très particulier.

La dernière investigation que j'ai effectuée portait sur Norman Kerry, décédé le 12 janvier 1980 chez lui au 151, Edwood street à Salisbury dans le New Ampshire.

Norman avait été assassiné dans sa maison par Simon Chilver et un complice. Les policiers avaient pourtant eut des aveux et des empreintes, mais Chilver n'a jamais admis la présence de quelqu'un d'autre dans la maison. Et d'autres crimes du même genre continuèrent par la suite.

En août 1995, nous reprîmes l'enquête, le Sensitif de l'équipe conclut que, bien que mort depuis vingt ans, Norman habitait toujours dans sa maison. Ma mission, en tant que Deadstalker était d'en savoir plus sur ce qui s'était réellement déroulé dans cette vieille demeure, et de découvrir l'identité du second criminel.

Le 12 décembre, toute l'équipe était là, avec les amplificateurs de «Trace» et les caméras. Première étape, il fallut d'abord isoler le flux d'ondes émises par Norman. C'était pour cela que tout le personnel présent portait les combinaisons et les fameux casques isolants... Sauf moi. Le casque que je devais porter était truffé d'electrodes à l'intérieur, et relié par des cables à un ordinateur, qui analysait toutes les données de la «Trace» et me les retransmettait.

En fait dans le cas de Norman, je pus avoir l'impression de lire dans les pensées superficielles du défunt... Petit à petit, mon cerveau s'accoutuma à ce flux d'informations, et reçu ces petites impulsions qui me mettaient sur «la même longueur d'ondes» que le fantôme.Pour moi c'était des flashes, des pensées fugitives, impossibles à analyser. Comme on dit : «les vivants ne peuvent comprendre les morts». Je dois ajouter qu'à ce moment j'avais dèjà reçu l'injection de Dropéritol qui m'envoyait dans le coma.

La seconde étape consiste, pour le Deadstalker que je suis, à mourir... Mais ce n'est pas si simple. Sinon je n'aurais pas été volontaire. Il faut tricher. J'étais préparé depuis longtemps. Je décris ce qui a suivi comme une succession d'images, de mouvements et d'actions. Mais je sais qu'il ne s'agit que d'une interprétation de la réalité.

Il fallait donc que je meure. J'étais dèjà un peu dans la peau de Norman, et je commençais à m'habituer aux flashes. Ceux-ci étaient de plus en plus rapprochés. Je savais que, quand j'entendrai le dernier battement de mon coeur, je verrai...

Je m'y attendais, mais j'ai été surpris, je me suis senti plus léger, je «voyais» maintenant. Je savais que je n'allais pas voir toute l'équipe scientifique et mon corps allongé, sans vie... A la place, je voyais la maison de Edwood street telle qu'il y a vingt ans. Je restais là un instant, puis je me suis senti perdu. Je devais fuir, me cacher.

En un instant je reconnu les pensées fugitives de Norman. Pendant ce temps, l'équipe préparait la troisième étape : le flux directeur. J'allais suivre l'esprit de Norman à la trace.

Très vite je passais d'une pièce à l'autre, je sentais que je devais faire vite, j'étais en danger, un danger mortel. Je dérivais ainsi jusqu'à descendre dans la cave. Dans un coin, caché derrière des caisses, je me suis vu, terrorisé... Ou plutôt, j'ai vu Norman Kerry. C'était là qu'il avait du se réfugier avant que Simon Chilver ne le tue. Et une partie de l'esprit de la victime était restée ici, se cachant toujours de ses bourreaux, et se croyant peut-être encore en vie.

J'avais devant moi le «fantôme» qui hantait le 151 Edwood street, et j'étais relié à lui. Or, je cherchais Norman, pas son image. Tout comme il manquait au corps son esprit, il manquait quelque chose au fantôme. La Mort était passée par là, et un élément essentiel avait disparu en laissant un vide, un trou par lequel la vie de Norman, sa vie entière s'en était allée.

Et s'était vers là que je me dirigeais...

On dit qu'au moment de quitter notre monde, on voit sa vie défiler devant ses yeux. C'est presque exact. A ce moment le temps n'existe plus, et on revit tous les moments de son passé, avec la vague sensation de ne rien maîtriser à son destin. Je revivais. J'étais Norman... La naissance, maman, papa, les premiers pas, les premiers mots, des émotions intenses, images, odeurs... C'était le moment le plus difficile de ma mission, mais je n'avais pas conscience d'avoir une mission. Seul mon entraînement de Deadstalker me permettait de garder un peu de recul, et une conscience de mon vrai moi. Il fallait que je me sépare de Norman.

Si j'avais été accompagné par des collègues, j'aurais choisi de rester jusqu'au boût, jusqu'au moment de la confrontation avec la mort, ensuite mes amis m'auraient sorti de là. Mais tout seul, je devais éviter les risques d'assimilation, de parasitage.

Au dixième anniversaire de Norman, il avait reçu une panoplie de policeman, c'était le déclic, je profiterais de ses rêves de carrière. J'aurais en commun avec lui les mêmes souvenirs d'enfance. Et réflechissant à la façon dont j'allais pénétrer dans l'univers-fantôme de Norman, j'ai fermé mon esprit.

 

ISO.

par Isolino publié dans : Nouvelles et Textes
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Vendredi 21 décembre 2007

Vieux patois

Redécouvrons avec jovialité (NdA : mot de la famille de jeudi, ou Jovis Dies) le vieux patois que les anciens de Ploutarboeuf parle encore parfois, quand ça leur arrive de parler sans avoir nettoyer leur appareil dentaire avec du polydent parce qu'ils avaient trop manger de caramel (Voir n° 44.56 bis de ADLV)

"Eh to qui passas par ici, n'obligavates po d'regas hu cous d'oil a tos mez jovis Platanasses !", c'est un proverbe qui se traduit à peu près par " Quand tu marche le nez en l'air tu risque de te prendre un platane, surtout le jeudi !"

par Isolino publié dans : ADLV
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Vendredi 21 décembre 2007

 

Aujourd'hui nous allons étudier les mots de la famille du Jeudi.

Mercredi : un jour avant, on commence à penser au jeudi.

Jeudi : jour de la semaine.

Jeu : Activité ludique principalement effectuée le jeudi en hommage à Jupiter.

Jovis : ancien nom de Jupiter.

Jovial : ce dit d'un joueur qui aime bien s'amuser, les jeudis.

Jouissance : plaisir du jeu, ou même action de jouir le jeudi, ou selon les anciens : "plaisir du jour férié qui tombe un jeudi".

Jupiter : Dieu romain jouflu et jouisseur qui inventa le jeudi, le jeu, le plaisir, les joues roses des bébés, le prénom Josiane, les jupes, les jupes fendues et les mini-jupes aussi.

par Isolino publié dans : ADLV
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Jeudi 20 décembre 2007

 

les gendarmes de Ploutarboeuf ont arrêté le psychopathe animalier qui avait crevé les yeux des escargots du jardin Anastase Constantin. Il a été pris la main dans le sac alors qu'il mettait des tapettes à souris dans les poches des kangourous du zoo de Ploutarboeuf.

par Isolino publié dans : ADLV
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Mercredi 19 décembre 2007

C'était un jeudi, juste après le lancement de la Fusée Jeudi, dans le jardin municipal Anastase Constantin, maire de Ploutarboeuf de 1984 à 1985. Mme Ragnetrude Constantin se proménait dans le parc de son défunt mari quand tout à coup elle pousse un cri effroyable qui réveille toute la gendarmerie. Les gendarmes une fois sur place voient la raison de cette indicible peur. Des centaines d'escargots, se suivant à la queueleuleu, les yeux crevés... Les pauvres gastéropodes tournaient en rond le nez dans l'herbe à la recherche de la porte de sortie, certains étaient morts d'épuisement ou de désespoir. Qui a pu commettre ce crime sans nom ? Toute la communauté cargoline de Ploutarboeuf est sous le choc. Le psychopathe qui avait poussé au suicide des dizaines de chenilles en leur annonçant qu'elles ne vivraient pas longtemps une fois transformées en papillon a-t-il encore frappé ?

par Isolino publié dans : ADLV
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Mercredi 19 décembre 2007

Ode à Raymonde

De toutes les filles à la ronde,

Cela ne fait plus aucun doute,

Elle est plus belle qu'un choucroute,

C'est elle, c'est notre Raymonde.

De toutes les filles du monde,

Cela ne fait pas un pli,

Elle est plus belle qu'un radis.

C'est elle, c'est notre Raymonde.

par Isolino publié dans : POéSIE
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Mardi 18 décembre 2007

"La Fin" : Un des textes les plus représentatifs de l'oeuvre du "Marchand de Sable".

Un tueur romantique. Il pousse ses victimes au suicide en les conditionnant durant leur sommeil. Par l'hypnose et l'usage de drogues, il rend leurs rêves si cauchemardesques, si que la mort devient un espoir. Le FBI lui attribue une vingtaine de morts suspectes dans tous les Etats-Unis sur une période de 10 ans. Personne n'aurait en fait remarqué son existence s'il n'avait pas à chaque fois envoyé une lettre à la presse, ou un message téléphonique. Les enquêteurs pensent qu'il s'agit certainement d'un psy qui aurait travaillé pour la CIA ou une autre centrale de renseignement. Parce que sa façon d'opérer ressemble vraiment aux méthodes de conditionnement mental utilisées parfois. De plus il n'a pour le moment laissé paraître aucune faille.

Les victimes du "Marchand de Sable" sont surtout des hommes politiques, des notables influents, de toutes tendances politiques confondues. Le "Marchand de Sable" est-il un simple Serial Killer ou un tueur à gages qui se joue de la police ? Personne ne le sait...

Des sources qui tiennent a rester secrètes révèlent l'existence d'une cellule d'enquête spéciale, qui se charge uniquement de ce cas. Cette cellule privée est directement financée par le Senat américain qui craint pour la santé de ses membres.

 

Pour Kult

Le " Marchand de Sable " est un Rêveur Errant au service de Hammad al-Sufi dont la plupart des crimes sont encore ignorés des autorités, et même du commun des mortels. Il est tout à fait capable de créer des Portails entre rêve et réalité, et celui qui se retrouve piègé dans le désert du Marchand de Sable aura beaucoup de mal à s'en sortir.

Sa vraie identité : Johnson Connelly, 45 ans, psycho-sociologue, vivant à New-York. C'est un petit homme insignifiant (caractéristiques physiques moyennes), mais dans le monde des Rêves....

par Isolino publié dans : jdr et infos
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Mardi 18 décembre 2007
Madame Milésime, Voyante.

ADLV : Rentrons dans le vif du sujet. Mais avant d'où vous vient votre nom ?
Mme. Milésime : Ma maman voulait m'appeller Mélusine, mais mon père n'arriver pas à le prononcer. Il disait toujours milèsime, et le jour de mon baptème, c'est ce qu'il a dit...
ADLV : ...!... Donc vous êtes Voyante ? Comment avez-vous découvert que vous aviez un don ?
Mme M. : Un jour comme ça, tout d'un coup. Je m'étais assoupie un peu après avoir bu mon médicament... Vous en voulez ?
ADLV : euh, non merci, jamais entre les repas...
Mme M. : J'étais assoupie, et puis je me suis réveillée, et j'ai ouvert les yeux, et là... là... incroyable...
ADLV : Poursuivez je n'en peut plus de ce suspens, et j'ai pipi...
Mme M. : ... Là, tout d'un coup, j'ai vu !!!
ADLV : Vu quoi ?
Mme M. : Ben tout, je voyais partout où je regardais avec mes yeux... Mon cerveau l'analysait et je voyais...
ADLV : Attendez, je crois que je vous suis plus, vous voyiez quoi exactement ?
Mme M. : Je sais que ça parait incroyable... Mais par exemple, quand j'allais à la fenêtre, il me suffisait de me pencher pour voir ce qu'il y avait dans la rue en bas...
ADLV : mmm...mmmm...
Mme M. : Mais maintenant je maîtrise mieux ce don merveilleux, et je peux projeter mon pouvoir sur des objets qui me permettent de faire de la divination... Comme cette boule de cristal, qui me donne des visions de choses très éloignées dans l'espace...
ADLV : mmm...mmmais, c'est une paire de jumelles !!!
Mme M. : C'est le nom que vous autres profanes donnez... Mais nous, voyants appelons cela une boule de cristal. D'ailleurs j'en ai une autre, d'un autre modèle, qui me permet des visions très prècises, même si je ne les contrôle pas totalement... Je peux savoir tout ce qui se passe...
ADLV : mmnuitfph.... C'est une télé !!!
Mme M. : Votre incrédulité m'amuse... Regardez aussi ce Tarot divinatoire...
ADLV : mmronfiutra... C'est un magazine TV !!!
Mme M. : Je peux prouver mon don. Je peux vous dire exactement ce qu'il y a derrière vous, sans que vous n'ayez besoin de vous retournez. Je peux voir le présent, et même l'avenir, si vous avez la patience d'attendre que ça arrive... Les toilettes c'est la deuxième porte à gauche...
ADLV : Merciiiifschiif...
Mme M. : Vous me devez 500 Francs...

par Isolino publié dans : ADLV
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Dimanche 16 décembre 2007

L'autruche forcenée qui s'est enfermée dans le "Ploutarboeuf's Bowlingz'club" ne s'est toujours pas rendue, elle menace de couver toutes les boules si on ne lui donne pas un avion pour retourner en Australie. Il faut se souvenir que la pauvre a subi un terrible choc psychologique quand les docteurs lui ont appris que ses enfants ne voleraient jamais. Trois policiers chauves ont été grievement couvés lors d'une tentative d'assaut, mais leur jours ne sont plus en danger...

par Isolino publié dans : ADLV
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Samedi 15 décembre 2007
Jeudi : du latin "Jovis Dies", le jour de Jupiter le Dieu Jovial. 
En raison des prédictions de la célèbre voyante Mme Milésime, l'AS Ploutarboeuf lance son programme spacial sous le nom de code "Jeudi". 
Pourquoi ? nous avons posé la question à Mme Milésime, qui nous a livré sa réponse : "Tous les jeudi, il faut faire un sacrifice à Jupiter. Les vierges et le bétail sacrifiés doivent être placés dans une capsule spaciale qui sera envoyée à travers l'espace jusqu'à Jupiter...". Mme Milésime à en effet prédit qu'un jour les jeudis risquent de disparaître. Et on irait pas loin avec seulement 6 jours dans la semaine.
par Isolino publié dans : ADLV
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